Forum Alternatif Mondial de l'Eau

Dès le début de la crise économique grecque, les sociétés publiques d’eau d’Athènes (EYDAP) et de Thessalonique (EYATH) ont été placées parmi les actifs devant être privatisés selon l’accord entre le gouvernement grec et ses créanciers. Dans la loi 4046/2012 « Approbation des plans de facilitation financière entre le Fonds Européen de Stabilité Financière, la République grecque et la Banque de Grèce, plan du protocole d’accord entre la République grecque, la Commission européenne et la Banque de Grèce », EYDAP et EYATH sont explicitement mentionnés comme des actifs à privatiser dans leur intégralité.

Après 2 années et demi de lutte menée par des collectifs à Athènes (Save Greek Water) et Thessalonique (Mouvement 136, Water Warriors, SOSte to nero), deux événements majeurs ont forcé le gouvernement à faire marche arrière. L’un était le référendum populaire à Thessalonique (18 mai 2014) où 98% des habitants ont voté contre la privatisation de EYATH et l’autre était la décision 1906/2014 du Conseil d’Etat statuant que la privatisation de EYDAP est inconstitutionnelle.

Malgré cela, l’accord du troisième mémorandum pousse à nouveau à la privatisation des services d’eau. Dans le dernier plan de privatisation, il y a une disposition pour la vente de 11% de EYDAP et 23% de EYATH (en laissant à l’Etat seulement 50% plus une actions, Journal Officiel 1472 /25-5-16) et il y a la volonté d’inclure les deux sociétés dans leur intégralité à un « super fonds » qui « n’appartient ni au public ni plus largement au secteur public » (Loi 4336/2015 « 3ème Memorandum » – Loi 4389/2016 « super fonds »).

Categories: Histoires d'Eau

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