Forum Alternatif Mondial de l'Eau

Selon le dernier rapport de l’Institut national des statistiques (INS), la quasi-totalité de la population tunisienne serait desservie en eau potable. Pourtant, dans certaines zones rurales, près d’un ménage sur deux n’a pas l’eau courante. En clair.

À l’échelle nationale, le taux de desserte en eau potable est en constante augmentation depuis 20 ans. Mais aujourd’hui, selon les chiffres de la direction de l’eau potable et de l’équipement rural au ministère de l’agriculture, ce sont encore approximativement 300.000 personnes, vivant principalement en zone rurale, qui n’ont aucun accès à l’eau.

Des zones rurales délaissées

Ces 300.000 personnes représentent environ 8% des 3,6 millions de Tunisien·nes vivant en zone rurale et 2 à 3% de la population nationale. Pour l’essentiel, ils et elles proviennent des régions du Nord-Ouest – Jendouba, Siliana, le Kef – et du Centre-Ouest – Kasserine, Sidi Bouzid et Kairouan.

Ces habitant·es n’ont ni eau courante à domicile ni accès aux bornes-fontaines mises en place par le ministère de l’Agriculture en zone rurale. Ils et elles sont obligé·es de se débrouiller seul·es, en allant recueillir de l’eau dans les sources alentour ou encore en récupérant l’eau de pluie.

Pour Alaa Marzougui, coordinateur de l’Observatoire tunisien de l’eau de l’association Nomad08, les chiffres officiels sont “peu représentatifs” du nombre de personnes effectivement sans eau potable. Pour le militant, ces statistiques camouflent de multiples dysfonctionnements, comme des coupures régulières.

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